Vous avez sûrement déjà mangé des sushi japonais. Pourtant, au Japon, le mot sushi ne désigne pas seulement une tranche de poisson posée sur du riz ou un rouleau entouré d’algue.
Le sushi (
Pour en manger au Japon, vous avez deux grands choix. Le sushiya (
On distingue cinq grandes familles de sushi :
- les nigirizushi (
握り寿司 ) ; - les makizushi (
巻き寿司 ) ; - les chirashizushi (
散らし寿司 ) ; - les inarizushi (
稲荷寿司 ) ; - les oshizushi (
押し寿司 ).
Les nigirizushi
Ce sont les sushi les plus connus dans le monde. Ils sont nés à Edo, l’ancien nom de Tokyo, pendant l’époque d’Edo. C’est pour cela qu’on les appelle aussi edomaezushi (
Edomae veut dire « devant Edo ». Le mot désignait la mer située devant la ville, où l’on pêchait le poisson de ces sushi.
Un nigirizushi, c’est une petite bouchée de riz vinaigré pressée à la main, avec une pointe de wasabi (わさび). Dessus, le cuisinier pose une tranche de poisson ou un fruit de mer : c’est la neta (ネタ).
Nigiri vient du verbe nigiru (
Voici les neta les plus populaires.
Le maguro et le toro
Le maguro (マグロ), c’est le thon. Comme pour un sashimi, une fine tranche est posée sur le riz.
Les Japonais font cependant très attention au morceau de thon servi. Dans un sushiya, vous verrez souvent ces trois noms sur le menu :
- ootoro (
大 トロ) : la partie la plus grasse, et la plus chère ; - chuutoro (
中 トロ) : moyennement gras, donc un peu moins cher ; - akami (
赤身 ) : la chair rouge et maigre, souvent affichée simplement マグロ, la moins chère.
Personnellement, je n’ai jamais aimé la partie grasse, donc un simple maguro me convient très bien. Mais si vous allez dans un sushiya, n’hésitez pas à goûter les trois pour comparer.

Le saamon ou shake
Le saumon a deux noms en japonais : saamon (サーモン), qui vient de l’anglais salmon, et shake ou sake (
En plus du saumon cru, les restaurants proposent des variantes, par exemple le yaki saamon (

Le saba
Rien à voir avec le jour du sabbat : saba (サバ) veut dire maquereau. Sa couleur grise le rend un peu moins appétissant que les autres neta, mais il vaut vraiment le détour.

L’aji
L’aji (アジ) est peu connu en France. C’est le chinchard du Japon, un petit poisson de la famille des carangidés.
Le katsuo
Le katsuo (カツオ) est un cousin du maguro : c’est la bonite à ventre rayé. En sushi, il ressemble d’ailleurs beaucoup au thon.

L’iwashi
Vous aimez les sardines ? Alors goûtez l’iwashi (いわし), la sardine en japonais 😉

L’ebi
L’ebi (
En dehors des sushi, vous la retrouverez dans de nombreux plats japonais : l’ebi tempura (crevette en beignet), les sakura ebi (minuscules crevettes roses) ou les ebi senbei (crackers à la crevette).
Le tako
Autre neta très appréciée : le tako (タコ), c’est-à-dire le poulpe. Vous vous demandez peut-être si ça se mange ? Au Japon, oui, et souvent !
Les Japonais le mangent en sushi, en sashimi, mais aussi en takoyaki (たこ焼き). Ce sont des petites boules de pâte avec un morceau de poulpe à l’intérieur, une spécialité d’Osaka.

L’ika
L’ika (イカ) désigne le calmar ou la seiche, des mollusques à dix bras, cousins du poulpe. Servi cru, il est blanc, avec une texture ferme qui rappelle un peu la noix de coco.

Le hotate
Les neta comptent aussi des coquillages, comme le hotate (ホタテ), la coquille Saint-Jacques du Japon. Sa chair est très tendre et pleine de goût.
Le tamago
Les neta ne sont pas toujours du poisson ou des fruits de mer. Le tamago (

Les autres neta
Ce sont les neta les plus connues, mais les sushiya et les kaitenzushi en proposent beaucoup d’autres. Par exemple l’uni (ウニ), l’oursin, l’ikura (いくら), les œufs de saumon, ou l’unagi (うなぎ), l’anguille.
Vous trouverez aussi des sushi plus modernes, avec du fromage fondu, de l’avocat ou d’autres ingrédients.
Les makizushi
Les makizushi sont les sushi les plus connus en Occident. Ce sont des rouleaux : un ou plusieurs ingrédients enroulés dans du riz et une feuille d’algue, le nori (のり).
Au Japon, vous en trouverez dans les supermarchés, les konbini et les restaurants de sushi.
Il en existe énormément de variantes, du simple rouleau au concombre jusqu’au California roll, né aux États-Unis. Parmi les garnitures les plus courantes, vous verrez :
- le thon, dans le tekkamaki (
鉄火巻き ) ; - le thon gras haché avec de l’oignon vert, dans le negitoro (ねぎトロ) ;
- le concombre, kyuuri (きゅうり), dans le kappamaki (かっぱ巻き) ;
- le thon en boîte mélangé à de la mayonnaise, le tsuna mayo (ツナマヨ) ;
- le saumon, l’œuf ou l’anguille.
À la maison, il n’y a pas vraiment de règle. Beaucoup de familles préparent même des temakizushi (
Dans les restaurants, les makizushi sont plus simples et ne contiennent souvent qu’un ou deux ingrédients.
Les chirashizushi
Le chirashizushi est un bol de riz vinaigré recouvert de plusieurs neta. C’est un plat copieux qui ressemble au donburi.
Chirashi vient du verbe chirasu (
On le prépare traditionnellement pour la Hina-matsuri, la fête des poupées du 3 mars. Mais vous en trouverez toute l’année dans les supermarchés.

Les inarizushi
Les inarizushi sont des petites poches de tofu frit, l’aburaage (
Vous les trouverez dans les konbini et les supermarchés, mais aussi dans de nombreux restaurants.

Les oshizushi
Les oshizushi sont les moins connus. Le riz et la neta sont pressés dans un moule en bois, l’oshibako (
C’est une spécialité du Kansai, la région d’Osaka. Le plus célèbre est la battera (バッテラ), un oshizushi au maquereau mariné.

Vous connaissez maintenant les grandes familles de sushi. La prochaine fois que vous irez dans un sushiya ou un kaitenzushi, essayez de repérer vos neta préférées sur le menu.
Pour aller plus loin, voyez Jours fériés au Japon et Nouvel an japonais. Retrouvez le reste dans Découvrir le Japon.


