Geisha au japon : Geiko, Maiko, Shikomiko

Lorsqu’on parle de geisha, on pense aux geishas du japon. Contrairement aux idées reçues, une geisha n’est pas une prostituée. En effet, les kanji du mot geisha (芸者) ont pour signification : personne d’art.

geisha

Historique des geisha

Les premières geishas apparaissent vers 1712, c’est une évolution directe des troubadours de l’époque (taikomochi 太鼓持 et hōkan 幇間). Au départ, les premiers geishas étaient des hommes, c’est à partir de 1800 que les geishas furent essentiellement des femmes.

Les geisha des dames de compagnies raffinées dont le travail était de divertir les clients à travers des représentations artistiques (chants, danses, musiques…) dans les maisons de thé (ochaya お茶屋), banquets, évènements…

Si on fait souvent l’amalgame avec les prostituées, c’est que certaines étaient vendues pour leur virginité, et d’autres monnayaient de l’argent en ayant des relations sexuelles avec leurs clients. Ainsi, il y avait d’un coté les geishas et les courtisanes (prostituées de luxe) qu’on appelait les oirans (花魁) ou yūjos (遊女).

Quant aux boules de geisha, un jouet sexuel largement relayée par les médias était à l’origine un instrument bouddhiste.

Geisha, Geiko, Maiko : la vie d’une geisha

Bien que de nos jours quelques japonaises décident d’elles même de devenir geisha. D’antan le métier de geisha était enseigné aux lignées de geishas ou celles qui étaient vendues par des familles modestes.

Ces filles sont recueillies dès leur plus jeune âge dans un okiya (置き屋), une maison tenue par une gérante appelée okaasan (お母さん) où elles y vivent et suivent un entrainement assidu pour devenir geisha.

La formation de geisha n’est pas de tout repos, elle apprennent comment se comporter en parfaite dame raffinée, l’art de porter le kimono (着付け), la musique (shamisen 三味線, koto 箏, flute…), le chant, la danse traditionnelle, l’arrangement floral (ikebana 生花), la cérémonie du thé (sadou 茶道). Selon les capacités de chacune, la geisha se spécialise dans son domaine de prédilection.

Shikomiko (仕込妓)

De 6 à 12 ans, on les appelle les shikomiko (仕込妓) soit les « apprenties geisha ». Elles sont habillées dans des kimonos simples, vont à l’école pendant la journée et participent aux taches dans de la maison. Elles doivent apprendre en regardant (minarai 見習い) leurs ainées appelées oneesan (お姉さん : grande sœur).

Maiko (舞妓)

Est une adolescente geisha. Elle n’est pas encore une geisha confirmée et continue a parfaire sa formation auprès de ses ainées. Au niveau de l’habillement ce qui les différencie des geishas sont des couleurs beaucoup plus vives pour le kimono, le col rouge ou ornée de rouge et le port le obi « en traine ».

maiko

Geisha (芸者)

Un touriste lambda aura tendance à toutes les appeler geisha (芸者), mais à Kyoto on les nomment geiko (芸妓). Ce sont les maikos qui ont fini leur formation et atteint le titre de « geisha ». Parmi les plus douées l’okaasan peut choisir l’héritière (atotori 跡取り) qui devra prendre la relève l’okiya.

Leurs habits diffèrent de leurs sœurettes les maikos, des couleurs plus sobres, un col blanc et un obi attaché vers l’intérieur.

geisha-geiko

Celles qui sont devenues geisha, peuvent continuer à travailler au sein de leur okiya ou la quitter et travailler à leur compte. Mais en ce qui concerne les filles qui ont été vendues et recueillies, elles devront rembourser leur dette envers leur okaasan soit en travaillant plusieurs années ou en trouvant un mari ou un protecteur qui pourra les racheter.

Où trouver les geisha ?

De nos jours on peut toujours retrouver les geisha dans les Hanamachi (花街), quartiers ou vivent les geisha, à Kyoto (京都) : dans les quartier de Gion (祇園), Pontocho (先斗町), Kamishichiken (上七軒). Mais aussi à Tokyo : dans les quartier Shinbashi (新橋), Asakusa (浅草), Akasaka (赤坂)

Documentaire sur les geisha

Pour en savoir plus, voici un petit documentaire sur les geishas :

La geisha est l’image femme japonaise traditionnelle du japon par excellence, beaucoup de gens et y compris les japonais les admirent. Cependant devenir geisha n’est pas de tout repos, c’est un long chemin difficile. Aujourd’hui de moins en moins de japonaises veulent devenir geisha, mais plus qu’un un métier c’est en tout cas, un art qui force le respect.

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